1ère sélection en équipe de France sénior : Octobre 2002
Nombre de but en équipe de France sénior : 496
Nombre d'année de pratique du Handball : 13
Palmarès en équipe de France :
Euro : 6ème Euro 2004 en Slovénie, élu meilleur arrière gauche de l'Euro, Champion d'Europe en 2006 en Suisse, Médaille de Bronze en 2008 en Norvège
Mondial : Médaillé de Bronze en 2003 (Portugal), Médaillé de Bronze au Mondial 2005 en Tunisie, 4ème en 2007 en Allemagne.
JO : 5ème à d'Athènes 2004
Palmarès en club :
Champion de France de D1 en 2002, 2003, 2004, 2005.
Vainqueur de la Coupe de France en 2002, 2003, 2005.
Vainqueur de la ligue des Champions en 2003.
Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2004 et 2005.
Elu Meilleur arrière gauche de D1 en 2004 et 2005.
2007: Vainqueur de la Coupe d'Allemagne, Vainqueur de la Ligue des Champions et meilleur buteur de la Ligue des Champions, vainqueur de la Supercoupe d'Allemagne.
2008 : champion d'Allemagne, finaliste de la Ligue des Champions
Meilleur souvenir handballistique : Victoire en Ligue des Champions avec Montpellier en 2003
Pire souvenir handballistique : Les JO d'Athènes
Ses conseils de joueur : S'amuser et beaucoup travailler
Situation de famille : Célibataire
Loisirs : Mode
Défaut(s) : Perfectionniste
Projet après le Handball : Dans la mode ou le sport
Pour se réaliser, le rêve doit s'envelopper de la foi. Nikola Karabatic avait huit ans et assistait, avec son père Branko à un match de Division 1. Il se souvient très bien n'avoir pas été impressionné par le niveau de jeu. Déjà, il se sentait capable d'atteindre les mêmes hauteurs. Il a, alors, commencé à s'entraîner, à jouer et à ne penser que handball. Il n'en avait jamais assez. Il multipliait les entraînements surtout, d'ailleurs, dans les catégories d'âge supérieur. Le soir, il faisait des pompes, soulevait des haltères qu'il s'était confectionné à l'aide de divers objets traînant dans sa chambre. Il se levait, parfois, à cinq heures du matin pour suivre les matches de l'équipe de France en différé. Rien ne lui échappait. Et puis, il partait lors de chaque déplacement avec son père qui dirigeait une équipe de Nationale 2, la Robertsau en Alsace. Son père n'a pas mis longtemps à comprendre que le gamin avait déjà décidé de sa destinée.
Dès lors, l'ancien gardien de l'équipe nationale de Yougoslavie qui avait participé aux JO de Séoul, se glisse dans la peau de l'entraîneur lorsque la famille émigre dans le Sud, à Frontignan. La main se fait plus ferme, le discours plus rigoureux, parcours incontournable pour mettre en accord les prédispositions physiques et techniques avec un mental sans faille. Lors de son premier match en D1, à 17 ans, Montpellier est en difficulté à Toulouse. Il inscrit deux buts décisifs. Deux ans plus tard, en finale de la Ligue des Champions face à Pampelune, il en accumule onze qui permettent au navire héraultais de se maintenir à flot avant un match retour épique. Il est le plus jeune joueur français, une semaine plus tard, à remporter la plus prestigieuse compétition d'Europe !
Nikola Karabatic, engagé dans une course effrénée afin de battre tous les records de précocité, a gagné son pari. Mieux encore, quelques mois plus tôt, alors qu'il vient d'atteindre sa majorité il a intégré l'équipe de France, son but ultime.
Le monde découvre aussi un guerrier qui, jamais, ne se contente de ses acquis ou ne se repose sur ses qualités naturelles. Son jeu, plein d'engagement, l'expose aux vilains coups et à la blessure. Au fil des années, il va simplement l'ajuster mais ne jamais perdre ce sens de l'engagement physique. On lui prédit une carrière courte, il continue à Kiel de courir une heure à chaque match vers ce destin qu'il a choisi. Etre le meilleur du monde. Il l'est déjà ! Cette quête l'a poussé vers toutes les audaces, à relever tous les défis et à supporter les cadences infernales du calendrier. Est-ce un surhomme ? Plutôt un cas unique qui n'entend pas freiner sa course. Champion d'Europe en club, en équipe nationale, prototype du joueur moderne, cité en exemple par tous ses équipiers et adversaires, il lui reste quelques mots pour expliquer cette ambition démesurée. «J'ai tellement envie que le handball soit reconnu à sa juste valeur. Alors, si je peux aider...» Avec lui, l'activité a déjà fait un bond. Et il n'a que 24 ans.
1ère sélection en équipe de France sénior : 00 1996
Nombre de but en équipe de France sénior : 608
Nombre d'année de pratique du Handball : 26
Palmarès en équipe de France :
Mondial : Médaillé de Bronze en1997 au Japon, 6ème en 1999, Champion du Monde en 2001 en France, Médaille de Bronze en 2005 en Tunisie, 4ème en 2007 en Allemagne.
Euro : 7ème en1998, 6ème en 2002, 6ème en 2004, Champion d'Europe en 2006 en Suisse, Médaille de Bronze en 2008 en Norvège
JO : 6ème à Sydney en 2000, 5ème à Athènes en 2004
Palmarès en club :
1998, 1999, 2000 : vice-champion de France
2001 : Champion de France
2002 : Vainqueur de la Coupe de la Ligue , vice-champion de France
2004 : Coupe DHB et Supercoupe (Hamburg)
2006 : Coupe DHB et Supercoupe (Hamburg)
2007 : vainqueur de la Coupe des Vainqueurs de Coupe
Ses conseils de joueur : Le plaisir, la volonté, la vie en groupe, ... et beaucoup de travail !
Situation de famille : Marié, 3 enfants
Loisirs : Cinéma, musique, sorties, ordinateur, sports, famille
Bousculés en début de première période, les Français ont su s'appuyer sur un Fernandez des grands jours et des acquis solides pour prendre le meilleur sur des Egyptiens malgré tout dangereux.
Quelque peu laborieux dans le premier quart d'heure, les Bleus ont finalement passé la seconde pour se défaire d'une Egypte décidement prometteuse. La défense a eu du mal à se mettre en place (5-8, 12e) laissant des espaces aux pivots egyptiens. Le temps de recadrer tout cela, de voir un excellent Jérôme Fernandez faire son entrée sur le terrain et voilà les Tricolores qui prennent les devants pour ne plus les lâcher. (8-8, 22e; 14-10 à la pause).
La deuxième période voit les Bleus aller crescendo en jeu placé. Daouda Karaboué fait bonne garde derrière, Fernandez distribue buts et caviars à Paty notamment. Les Egyptiens perdent prise et seul Zaky tient son équipe à flots. Une dernière combinaison française permet à Bertrand Gille de marquer le dernier but français depuis l'aile gauche. 29-21.
Retrouvées en défense, inégales en attaque, les Bleues ont vaillement tenu tête aux Roumaines. Malgré la défaite (22-23), les motifs de satisfaction ne manquent pas. Le travail qu'il reste à faire non plus.
Cela s'est joué à peu de choses. Quelques balles perdues, des prestations individuelles inégales... Malgré cette courte défaite face aux Roumaines, les enseignements sont nombreux. Et Olivier Krumbholz ne cachait pas quelques motifs de satisfaction : "C'est un match instructif, il a manqué la victoire pour être pleinement satisfait. C'est dommage, parce que les filles ont bien abordé le match..."
Très bien même. Malgré la tension palpable, les Tricolores se soudent devant leur zone alors que Valérie Nicolas s'affaire à calmer les ardeurs roumaines. "Il y a du volume en défense, ça a beaucoup perturbé l'adversaire."
Le travail des dernières semaines a donc porté ses fruits. Mais il reste encore quelques réponses à trouver dans le secteur offensif. "On a encore manqué un peu de lucidité et d'engagement en attaque, reprend le sélectionneur tricolore. On a perdu trop de ballons et fait trop de fautes grossières dans les derniers instants pour pouvoir s'en sortir dans ce genre de contexte. Il manque encore de lucidité et de rigueur."
Individuellement, la grosse satisfaction vient indéniablement d'Alexandra Lacrabère. La nouvelle pensionnaire du club espagnol de Bera Bera a réalisé un sans faute (4/4) et confirme tout le bien qu'on pensait d'elle. "Elle a fait de bonnes choses. En revanche, certaines vont devoir élever leur niveau de jeu si elles veulent nous aider. Aux Jeux, on joue à quatorze."
Aux Jeux, justement, les Françaises croiseront la route des Roumaines dès le premier tour des Jeux. Et la défaite d'aujourd'hui pourrait malgré tout aider les Bleues à inverser la tendance à Pékin. Et finalement, c'est bien là l'essentiel.